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24.06.2007

Le sommeil profond

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Concernant le sommeil, je peux me souvenir m'être couché au soir et m'être réveillé au matin. Je peux me souvenir éventuellement du glissement dans un état de parfaite quiétude. Je peux dire au petit matin avoir apprécier "une bonne nuit de sommeil", bien qu'au coeur de celui-ci ne soit jamais apparu la pensée : "Quel profond sommeil !". Mais je ne peux affirmer qu'il y' ait entre l'assoupissement et le réveil une rupture, un manque de continuité : Lors du coucher je peux sentir mes sens se taire progressivement, plongeant doucement dans un état de félicité alors que le monde des apparences s'éloigne. Puis lors du réveil, le monde réapparaît graduellement, neuf et éblouissant.

J'ajouterais qu'au moment de m'endormir, je ne ressens aucune altération. Je n'ai ni la sensation d'un manque qui se crée, ni celle que ma réalité soit amputée de quoi que ce soit de fondamental. Je n'ai pas le sentiment que cette nuit si familière dans laquelle je sombre sans crainte soit fragmentaire, bien au contraire : A ce moment précis, rien n'est à accomplir. Je ne suis ni beau ni laid, ni grand ni petit, ni homme ni femme, ni laïque ni religieux, ni pauvre ni riche... Seul se dévoile une parfaite complétude.

Après l'éveil, cette complétude apparaît sous-jacente tant à l'état de sommeil profond qu' à l'état de veille. Ce corps grossier et vieillissant que je peux ressentir à ce moment même, et qui se dissipe lorsque je m'endors, n'est plus ma réalité la plus constitutive. Ce qui m'est le plus intime, c'est cette intemporalité où ce corps fluctuant apparaît et disparaît ; c'est cette absolue vacuité, cette totale disponibilité à l'évanecence du monde.
 
Extrait du forum : Regards sur l'éveil 

13.06.2007

L'harmonie du Silence

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La voie spirituelle ne consiste pas tant à accorder les notes de son existence afin d'en améliorer la mélodie qu'à réaliser l'abysse où s'élève et se dissipe toute mélodie. Cette profondeur, naturellement parfaite, est présente depuis toujours. Mais assoiffé de musiques harmonieuses, le fervent chercheur tend à négliger ce qui permet à celles-ci de se déployer, d'exister. Il néglige ce Silence intime et accueillant où se joue la symphonie de l'univers. Ce Silence impensable, qui constitue son seul et unique fondement, est le siège de la paix éternelle.

02.06.2007

Illusion

ILLUSION.jpgL'illusion d'un moi distinct provient de l'oubli de notre réalité la plus immédiate, de la source même du "Je suis". Accaparé par le monde des apparences, nous nous rêvons inaccompli, nous nous voyons évoluer dans le temps et l'espace vers un objectif improbable. Hors la Présence ne progresse pas mais se révèle, la conscience pure ne s'accomplie pas mais se dévoile. Tout est ici-même, sous l'illusion d'être séparé de la grâce, d'avoir une conscience propre et évoluante.

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