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04.04.2006
Nudité
Se dévêtir du lourd manteau du "moi" confectionné dans le tissu du Devenir. Laisser apparaître la nudité d’une nature céleste dans son insaisissable splendeur ; une prodigieuse nudité dépouillée de l‘identification, affranchie de la ronde des illusions. La moindre parure dissimule cette incommensurable beauté resplendissante de perfection. Aussi convient-il de n’y apposer le sceau de l’appartenance sous peine d’en voir altéré la pureté incomparable. Se dévêtir du "moi" et laisser se dévoiler le corps impalpable du Silence.Illustration : Totem.
16:15 Publié dans ... | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : spiritualite
Commentaires
L'Un est nu.
Nu est l'Un...
L'envers et l'endroit de nous-même...
Ecrit par : Mouniprema | 04.04.2006
copier-coller d'hier (adressé ailleurs, on verra s'il sort autre chose)
NUE
Le nu intégral n'est jamais froid
Il ruisselle et coule des doigts
Il emplit l'espace énamouré
Et sent plutôt le velouté
Dans le nu est l'essence de la chaleur
Transmutée en une vague de douceur
Dévorante
C'est ardent que le nu caresse les amantes
Nues comme le feu tu dissous les oedèmes
Et les escarres ne posent plus problème
L'enveloppe est la barrière qui t'en sépare
Celle qui ne raconte pas ton histoire
Tel un parchemin rouillé de légendes
Rêvées comme le sont toutes les sarabandes
Nues est l'essence même du resplendir
Comme la Vie est l'absence d'un devenir
Ecrit par : gmc | 06.04.2006
impossible appartenance....oui....
Merci:-)
Ecrit par : mushotoku-nadmushotoku-nad | 07.04.2006
C'est surement cela que l'on nomme la vérité toute nue ! ;-)
Ecrit par : Lung Ta | 07.04.2006
Se dénuder du "moi ou du je" pour ne laisser s'ébaucher que la pureté de notre vraie nature... comme l'eau de source qui jaillit de la terre sans abîme aucune...
Amicalement
Dany
Ecrit par : Dany | 09.04.2006
MORSURE DE LUMIERE
Rien n'est plus doux que le venin
Et les corrosions qu'il parsème
Quand il pénètre au coeur du sein
Pour rejaillir tel un diadème
L'onctuosité abrasive
De la couleur de l'essentiel
Déflore la toile sensitive
Dans un élan sacrificiel
Comme un parchemin manuscrit
Dont l'encre s'envole en poussière
Et le papier devient flétri
Sous un projecteur de lumière
Mue du serpent dont la peau meurt
Personne pour se montrer déçu
Quand du cratère de la fleur
Surgit le pollen des très nues
Ecrit par : gmc | 14.04.2006















